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Consigner les bouteilles  : une idée controversée en France

La consigne sur les bouteilles plastiques ou en verre aurait pu être vue comme un moyen de responsabiliser les citoyens par l’aspect pécuniaire.

Des élus plus engagés dans des investissements pour  le tri, la collecte, le recyclage que dans la réduction du plastique à la source ou dans la mise en place de la consigne.

En faisant payer une consigne à l’achat, l’incitation à ramener ces contenants dans un lieu dédié remboursant la consigne aurait sans doute amplifié le taux de retour des bouteilles. Mais encore une fois ce dispositif était envisagé, comme pour le recyclage, avec un circuit plein de méandres, conduisant à faire un long parcours avant sa réutilisation.

 

Les sénateurs ont dit non au projet de consigne sur les plastiques évoquant que cette mesure était favorable à Coca-cola.

 

Les collectivités locales ont fait d’important investissements dans le tri et vendent leurs déchets à des sociétés spécialisées. Elles craignent de perdre ces ressources avec la consigne. Pour ces raisons, elles ont dû influer sur les sénateurs.

 

Enfin les députés ont cafouillé lors d'un vote en commission.

 

Puis, le gouvernement a temporisé en proposant une expérimentation dans les territoires volontaires.

 

Les militants et organisations écologistes ne sont pas favorables à la consigne plastique, car, par principe, ils sont réfractaires au plastique en général. (Source L'Express.fr)

L’association de consommateurs « Que choisir », s’avère elle aussi défavorable à ce dispositif et préfèrerait que le débat porte sur la consigne des 2 millions d’emballages (350000 tonnes pour les bouteilles) non recyclables et donc non valorisables que sont les pots de yaourt, briques de lait et barquettes.

Il s’agit d’une façon de retourner aux producteurs leurs déchets.

Que choisir N° 585 - NOVEMBRE 2019

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